Commencer par la vraie raison du changement
Une chaudière de vingt ans n'appelle pas la même décision qu'un appareil installé il y a cinq ans. Posez-vous d'abord ces questions : les pannes se multiplient-elles ? Les pièces détachées restent-elles disponibles ? L'entretien révèle-t-il un risque ou une baisse de fiabilité ? Le confort est-il satisfaisant ?
Ne pas confondre facture de gaz et besoin de chaleur
Pour comparer le gaz à une PAC, il faut estimer la chaleur effectivement fournie au logement. Une chaudière consommant 18 000 kWh de gaz par an avec un rendement saisonnier hypothétique de 85 % apporte environ 15 300 kWh de chaleur utile. Ce calcul reste une approximation, surtout si le gaz sert aussi à cuisiner ou produire de l'eau chaude.
Pour une PAC, la consommation électrique estimée serait la chaleur utile divisée par le SCOP. Avec un SCOP fictif de 3, cela donnerait environ 5 100 kWh/an pour le chauffage. Le coût dépend ensuite du prix de l'électricité et des frais annexes.
Comparer les mêmes périmètres de dépenses
Un calcul sérieux doit prendre en compte l'investissement initial, les adaptations de radiateurs, les frais de raccordement, l'entretien, les abonnements, les travaux électriques, les aides réellement accessibles et les remplacements futurs.
Deux situations doivent être séparées : garder la chaudière actuelle quelques années ou la remplacer par une chaudière neuve. Dans le premier cas, l'investissement de référence est proche de zéro ; dans le second, il faut intégrer le prix d'une nouvelle chaudière et de ses travaux.
Les situations où anticiper est pertinent
La réflexion peut être urgente si l'appareil est vétuste, si un gros entretien est à prévoir ou si des travaux d'isolation vont modifier la puissance nécessaire. Elle peut être différée si la chaudière est récente, fiable et que d'autres travaux présentent un meilleur rapport coût/confort.
Que demander aux entreprises ?
Demandez une estimation de la puissance nécessaire après travaux éventuels, une justification du régime de température des radiateurs, le détail des adaptations et une hypothèse de consommation annuelle. Un devis sans explication de ces points mérite d'être approfondi.
À retenir : comparer uniquement le prix du kWh du gaz et celui de l'électricité n'est pas suffisant pour décider.